Le Maroc ,terre des valeurs humaines

Le Maroc ,terre des valeurs humaines
Le Maroc, terre des valeurs humaines
par Elhassouni Abdelmajid

Nous aspirons à ce que l'intellectuel assume pleinement sa mission consistant à fructifier ce legs civilisationnel, et à en faire un tremplin pour répandre les valeurs humaines de paix, de fraternité, de liberté et de tolérance, ainsi que pour combattre toutes les formes de ségrégations, d'extrémisme, de violence et de terrorisme que bannit la civilisation musulmane.
S.M.Mohamed VI





Maroc pluriel, accueillant, tolérant, havre de paix et de quiétude

De tout temps, les penseurs se sont posés la question de savoir ce qu'il faut que l'être humain apprenne pour être de son temps, vivre intelligemment dans sa société est être un citoyen utile tout à la fois à lui-même et à sa communauté d'où l'importance de l'éducation. Dans celle-ci, se sont les objectifs qui priment, les moyens de les atteindre ne viennent qu'ensuite. Soucieux de remplir le devoir qui nous engage envers les générations futures de leur assurer les conditions d'une vie digne dans un monde où prévalent justice, bien-être et paix. Nous « Marocains réclamant de notre attachement aux valeurs humaines et aux principes du droit international qui découlent de l'esprit des civilisations et des cultures. Les grandes valeurs humaines sont le bel héritage du peuple marocain à savoir que ces valeurs constituent le fondement de toute vie en société, elles sont le ferment de la paix sociale et du progrès, quant à la vision humaniste de l'être humain facilite ses rapports avec les autres et avec soi même. A cet effet il faut valoriser la solidarité et l'esprit humaniste pour réussir le dialogue, la coexistence des civilisations et des cultures.
Le Maroc est attaché aux valeurs humaines, à la culture de la paix, aux processus démocratiques et à sa vocation de terre de rencontre entre les individus de religions différentes, et de différentes cultures. Le Maroc, terre de tolérance religieuse, carrefour civilisationnel, espace de pluralisme culturel et ethnique, a prôné et cultivé les valeurs de dialogue, de respect de l'Autre, de reconnaissance des identités et des différences. La cohabitation entre religion et culture a permis au pays d'accueillir et d'abriter toutes les confessions dans un climat empreint d'harmonie et d'entente. Le Royaume puise, en fait cette dimension de compréhension d'entente dans les nobles valeurs véhiculées par l'Islam.
« Le Maroc a été durant son histoire glorieuse, un rempart imprenable et un haut bastion de l'Islam et nous sommes tant attachés à ce qu'il demeure comme il l'a toujours été un pays ou la religion est fortement enracinée, en ce qu'elle constitue l'essence même des composantes de notre identité et des fondements de notre personnalité, par notre attachement au rite Malékite, à la doctrine achaârite et à la voie sunnite visant à orienter les esprits sur le droit chemin et à purifier les âmes, ce qui a garanti à notre pays son unité et sa quiétude , avait notamment déclaré S.M. le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste , le 15 décembre 2000 lors de la cérémonie d'installation du conseil des oulémas et des conseils régionaux à Tétouan. C'est dans ce contexte qu'il importe d'asseoir le dialogue des cultures et des civilisations entre les représentants de ces différents culturels et civilisationnels de justice et d'équité. Ce dialogue doit être un levier de la communauté internationale qui doit s'en servir pour assurer les valeurs de la tolérance, de la sécurité, de la paix et de coexistence des cultures et des civilisations.


La dignité de l'homme est l'essence de la culture musulmane, le fondement de sa réussite. Le secret de son étendue et de son influence. La dignité est d'abord une des valeurs essentielles de l'Islam. Reconnaître le droit de la personne humaine à la dignité fait également partie de la conception moderne de justice. Le droit de vivre dans la dignité est devenu une exigence sociale absolue. En aidant les personnes en état de pauvreté qui ne demandent qu'à vivre dignement est une chose fondamentale dans la vie de l'homme. Les formes de la précarité et de l'exclusion s'énoncent sous forme de privations (de logement, de nourriture, de santé et d'hygiène, de l'instruction et du travail). Le travail reste un élément fondamental de socialisation et le chômage peut conduire vite à l'exclusion.
Eradiquer la pauvreté est depuis longtemps une priorité de la coopération au développement. Mais en dépit des progrès incontestables déjà accomplis, les stratégies déployées au niveau international comme au niveau national continuent de faire l'objet de controverses. La lutte contre la pauvreté reste une question complexe qui recouvre une multitude de dimensions aussi bien économiques, sociales, politiques qu'environnementales. Le développement humain durable est un concept qui a constitué depuis plus d'une décennie l'objet de plusieurs réflexions à différends niveaux. Dans le cadre des conférences et sommets internationaux une tendance s'est dégagée en matière d'objets du développement humain durable centrés sur la mise en place d'un cadre sociétal propre à l'épanouissement et le développement individuel et collectif, l'une des pièces angulaires demeure la promotion et la création d'opportunités favorisant le bien-être global et durable des individus. Mettre l'être humain au centre de toute initiative de développement, une répartition des richesse, une bonne gestion des affaires publiques et une meilleure intégration des initiatives de développement opérés par les différends partenaires constituant quelques principes fondamentales du développement humain durable. L'avènement du règne. S.M .le Roi Mohamed VI, que Dieu le glorifie, imprime d'emblée un rythme nouveau à la libération du potentiel humain du pays. C'est ainsi que l'état a adopté une stratégie de croissance et de développement économique favorables aux plus pauvres, tout en tenant compte de son contexte historique, culturel et social, de son niveau relatif de développement et de ses ressources. Le Maroc vit une nouvelle ère et s'engage avec plus de conviction dans la liberté, la démocratie, le développement humain ou le citoyen en est le vecteur. Le gouvernement place le développement social en tête des priorités et ce dans le sens de la vision exprimée par S.M.le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste dans ses discours. C'est à dire vers un type de développement qui soit porteur des conséquences sociales, génératrices de solidarité, redistributeur des fruits de la croissance et réductrices des inégalités. La réussite du développement social porte sur les moyens de renforcer l'intégration sociale, de veiller à ce qu'une société soit attentive à satisfaire les besoins de tous ses concitoyens. Il y a une approche moderne qui considère que tout être humain est une ressource donc en terme économique, un acteur qui présente un avantage comparatif.
La pauvreté et la précarité perdurent ou parfois s'accroissent. Elles paraissent plus intolérables dans les pays riches que dans les pays en développement. La lutte contre l'exclusion doit être l'objet d'un engagement de tous au quotidien et non limitée à de grands résolutions sans lendemain. Considérer la pauvreté comme une déficience individuelle ou à l'opposé, comme le produit des structures sociales injustes. C'est toujours voir les exclus comme des problèmes extérieurs à soi.
C'est seulement en changeant fondamentalement notre relation aux pauvres qu'un vrai changement sera possible. Il est nécessaire de s'attaquer à la spirale de la pauvreté en évitant qu'elle ne se transmette d'une génération à la suivante, à savoir que la pauvreté constitue une menace très grave à l'intégration sociale.
Dans le cadre de toute société, l'intégration se manifeste sous les aspects suivants : solidarité, interdépendance, respect de la diversité culturelle, tolérance, justice et équité. L'objectif d'une intégration constructive est une « société pour tous » dont les membres sont convaincus que l'état se préoccupe de leur bien être, une société qui favorise la promotion d'un modèle de développement qui soit équitable pour les citoyens, conduise à l'harmonie entre les groupes et renforce la cohésion sociale. La réussite de l'action de cohésion sociale territoriale est tributaire de l'existence d'instruments politiques bien conçus et de ressources financières adéquates qui visent à répondre aux besoins des villes et des régions. L'état doit assurer une péréquation des ressources, afin que la nation soutienne les territoires les plus fragiles, mais cela ne doit pas signifier une mise sous tutelle bureaucratique. Il faut libérer les énergies locales, laisser s'exprimer la diversité des territoires dans les valeurs du royaume et notamment l'équité. La grande leçon do Roi nous enseigne que le gouvernement est avant tout un exercice de vertus. Fort de cette rigoureuse assise morale S.M. Mohamed VI met son activité au service de la personne, surtout quand elle est faible ou pauvre, Sa Majesté gère les controverses sociales avec un grand sens de l'équité. De la lutte contre la pauvreté au combat contre la précarité et l'exclusion, on ne peut illustrer l'image militante de S.M. Mohamed VI, que Dieu l'assiste, qui sur tous les fronts, s'engage avec une irréductible volonté et une disponibilité sans faille à réactiver les multiples réseaux traditionnels de solidarités et à prendre en charge les préoccupations de ses concitoyens L'objectif de la décentralisation est de rapprocher les décisions des citoyens qui pourront ainsi mieux faire entendre leurs préoccupations de bonne gestion publique. Dans ce contexte l'encadrement des partis politiques devient une nécessité en sorte que leur mission et leur savoir-faire soient en adéquation avec les objectifs du peuple marocain.
S.M. le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste, dispose d'une vision clairvoyante en matières sociales, celles-ci sont accompagnées d'un travail de fond dans le domaine économique en sorte que les chantiers sont en cours de réalisations à travers tout le pays « un Maroc utile » qui assurera un développement créateurs d'opportunités, d'emplois et garantira le bien être des citoyens dans le contexte du développement humain durable, l'intégration sociale est synonyme de plus de justice, d'égalité, de bien être et de liberté démocratique, ce qui implique l'égalité des chances et des droits pour tous. Cette politique consiste à développer la cohésion sociale et à améliorer la qualité de la vie de la société marocaine pour une pleine jouissance des droits de l'homme et le respect de la dignité humaine. La réussite du plan de cohésion sociale est la condition d'un véritable dynamisme économique de ce pays, la prospérité économique est en effet indissociable de la prospérité sociale. A cet effet il faut rappeler les grandes orientations de la politique royale : favoriser l'adaptation et le dynamisme de l'économie, renforcer la cohésion sociale et préparer l'avenir. La clé de l'avenir est aujourd'hui la croissance pour la cohésion économique et sociale et l'harmonisation des exigences et des priorités. Si un jour, une semaine ou un mois peut être qualifié de marquant et décisif dans la vie d'une nation, le 18 mai 2005 est un jour décisif et un tournant historique dans la vie politique du Maroc comme ceux qui bousculent l'avenir des nations.
Le 18 mai 2005, l'initiative Nationale de Développement durable a été annoncée par Sa Majesté le Roi. Une Initiative qui a engendré une dynamique et une mobilisation des differents acteurs et notamment institutionnels.
L'INDH est un grand projet sociétal de développement de grande ampleur qui vise en premier lieu à l'amélioration de la qualité de vie du citoyen et de son bien-être, en second lieu à la lutte contre la pauvreté dans le milieu rural et l'exclusion sociale en milieu urbain, ce projet humaniste dans son concept a pour objectif de revaloriser la dignité de l'homme. C'est un nouveau combat en profondeur engagé, la croissance doit avoir pour finalité la promotion de l'homme.
L'INDH est un projet radical, ambitieux, clair et pratique. Dans sa mise en ½uvre une vision nouvelle de développement durable. Il s'agit dans la visée du développement humain, de penser la pauvreté dans sa multi- dimensionnalité. Une transformation profonde de l'action publique est en train d'avoir lieu. On voit émerger la nécessité d'une révolution managériale pour parvenir à mettre en ½uvre les propositions de l'INDH. Elles sont accompagnées d'un travail de fond dans le domaine social en sorte de mettre en place un développement créateur d'opportunités d'emplois.
Le Maroc doit demeurer le pays de l'authenticité véritable, le vrai chemin qui mène à la réalisation de ses ambitions de notre siècle de progrès et de prospérité, ce qui exige aujourd'hui plus que jamais la mobilisation générale suivant une nouvelle approche qui tienne- compte de la cohésion sociale et de la foi inébranlable en un destin commun de notre nation. Une conception de solidarité fondée sur l'histoire. L'appel à cette mobilisation nous convient et nous l'avons relayé dans notre société tout pour qu'il ait le maximum de solidarité et de fraternité, à savoir que la solidarité est une culture ancrée dans la société marocaine. Cependant un état moderne social tire sa force d'être de sa capacité à développer le bien-être social et culturel des citoyens afin d'assurer les conditions objectives de l'exercice de la citoyenneté, de la participation démocratique et de l'égalité des chances d'accès au développement pour tous. Nous devons donner du sens à l'action politique, donc communiquer sur des valeurs communes, donc choisir des valeurs efficaces , qui rapportent, nous devons par ailleurs veiller à la sincérité du discours et à participer au fait qu'un jour les actes rejoignent les paroles. A cet effet il faut noter que ni le progrès technique, ni les performances économiques ne sont susceptibles de conduire par eux-mêmes au progrès social et à une société plus juste et plus humaine. Ceux-ci exigent la mise en ½uvre d'une volonté politique forte, au plan national comme au plan local, c'est la perspective qui doit donner sens à la politique locale menée dans le quotidien et la proximité des habitants, il appartient aux citoyens de s'en souvenir. Quant au projet de l'INDH piloté par Sa Majesté le Roi , avec un style humaniste qui lui est propre , mise sur le capital humain, c'est-à-dire sur l'homme et le respect de sa dignité, devient une réalité ce qui facilitera , grâce à Dieu, sa mise en ½uvre et sa réussite.
« L'Initiative nationale pour le développement humain n'est ni un projet ponctuel, ni un programme conjoncturel de circonstance. C'est un chantier de règne, ouvert en permanence » (S.M.Mohamed VI)
Somme toute ce projet a pour objet de mettre fin aux situations d'inégalités des chances et aux discriminations dont sont victimes les populations des quartiers difficiles, il vise également à renforcer la cohésion sociale et à préserver notre pacte monarchique. Au Maroc ont été forgées des idées inséparables de la modernité : l'inaliénable de certains droits, la dignité et l'égalité de tous les citoyens devant la loi. A la lumière de ces principes, la citoyenneté marocaine devrait suffire à assurer à tous les mêmes chances. Il nous faudra abattre les barrières qui empêchent l'intégration et l'égalité des chances et ce pour mieux servir notre cher pays.
# Posté le dimanche 20 mai 2007 17:44
Modifié le lundi 04 juin 2007 07:53

SALE OBLIGE !

SALE OBLIGE !
La réhabilitation de la ville de Salé

par Mr Elhassouni Abdelmajid

Le Maroc dispose d'un patrimoine culturel et civilisationnel riche et diversifié.Chaque région possède ses particularités contribuent ainsi à la culture nationale et à l'héritage civilisationnel. Parmi les obligations prioritaires figurent la protection du patrimoine sous toutes ses formes et la préservation des monuments historiques qui constituent une partie intégrante de l'histoire du Maroc et reflètent le savoir-faire des premiers bâtisseurs ainsi que les aspects socio-économique et culturels dans les anciennes médinas du Royaume.
La médina est le c½ur historique des villes du Maroc, ce terme désigne la ville historique. C'est précisément là que l'on retrouve les activités traditionnelles. Elle se définit par un dispositif rayonnant dont le point central est la grande mosquée et les quartiers historiques avec leur environnement naturel ou bâti, qui outre leur qualité de document historique, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles. Or celles-ci sont menacées de dégradation, de déstructurations voire de destruction, sous l'effet d'un mode d'urbanisation né à l'ère industrielle et qui atteint aujourd'hui universellement toutes les sociétés. A cet effet l'Etat envisage de développer une nouvelle approche d'intervention spatiale la notion de projet urbain et la mise à niveau des villes. Ce concept aspire à rehausser davantage la qualité de la vie urbaine à s'ouvrir aux multiples acteurs et à essayer de corriger les imperfections de la planification urbaine et pallier les dysfonctionnements générés par la complexité et la rapidité du développement urbain. S'ouvrant sur l'ensemble, acteurs agissant sur la ville : décideurs, secteur privé et société civile, le projet urbain se donne de s'auto -financer et ce par le biais des montages technico-intitutionnels et financiers permettant à tout un chacun de réaliser ses objectifs.

Ainsi le projet urbain qui est principalement une intervention sur la ville peut être échelonné selon le cas des figures comme suit :
-projet urbain global de l'agglomération (communautaire)
-projet urbain local à l'échelle de la ville (secteur)
-projet urbain ponctuel à l'échelle du quartier (projet de proximité).
La régénération urbaine de Salé fait appel à une compréhension globale des problèmes et à des approches fondées mêlant initiatives physiques, économiques, sociales, culturelles et environnementales, accompagnées d'une gestion urbaine d'ensemble.
Vu le rôle historique et le patrimoine architectural que présente la Médina au Maroc, il est important d'enseigner la mémoire du peuple afin de promouvoir sa culture de vie, les marocaines et marocains restent attachés à leur héritage culturel en dépit de leur ouverture sur le monde extérieur. Leurs participations restent un élément positif souhaitant que ce souci du passé, des racines,de l'histoire forge un esprit confiant pour l'avenir c'est-à-dire qu'on ait à c½ur d'entretenir,d'accéder d'ailleurs,l'entretien de notre patrimoine et de faire en sorte que patrimoine et création soient créateur d'activités. Le patrimoine du Maroc, malgré sa richesse des germes le composant demeure, malheureusement, l'otage de la transmission orale. La mémoire n'est pas infaillible et le temps fait ainsi son ½uvre. Les paroles s'envolent et les écrits restent, dit le proverbe.

Ce que nous avons fait de notre héritage oral en est une preuve, l'histoire notamment s'est en grande partie construite sur une critique de la tradition orale face à la solidité du document écrit, valoriser et préserver le patrimoine oral dans une civilisation de l'écrit c'est un défi à relever par les ministères de la Culture, de la communication, de l'Enseignement Supérieur, du Tourisme et de l'Artisanat et de la Société civile. Sans renoncer à ce patrimoine qui fonde notre identité, nous voulons aujourd'hui construire un Maroc moderne avec l'histoire et la conscience de soi, qui renoue aussi ses paysages, ses manières d'être et ses symboles.
C'est une tradition, c'est une culture, il est important en même temps de traduire cet amour par le travail en exerçant sa citoyenneté complète en défendant les valeurs du pays. Nous avons assez de l'incivisme ordinaire qui culpabilise les citoyens et paralyse leurs énergies. Il faut avoir un esprit constructif pour agir et libérer les énergies afin d'espérer des jours meilleurs.
Le concept de citoyenneté démocratique se réfère à la participation active des individus au système de droits et de responsabilités qui reviennent aux citoyens au sein des sociétés démocratiques .Cette citoyenneté revêt une importance toute particulière au Maroc, dans la mesure ou S.M. le Roi Mohamed VI est donné pour objectif d'encourager le peuple marocain à prendre la parole, afin de donner une légitimité à ce droit qui est le sien. La citoyenneté démocratique se traduit d'abord et avant tout par la prise de conscience du fait que la souveraineté populaire s'exerce par la participation de l'ensemble des citoyens. L'esprit de la citoyenneté démocratique et la connaissance des règles d'un authentique comportement démocratique doivent s'acquérir par apprentissage. La pratique de la citoyenneté démocratique, qui exige un certain degré de conscience politique, doit être enseignée-en d'autres termes, il convient de former jeunes et adultes à l'exercice de leurs droits et responsabilités, tout en leur indiquant que le fait de se limiter exclusivement à sa communauté immédiate va à l'encontre de l'émergence d'une vraie pratique citoyenne. A cet égard, il ne faut jamais oublier que l'éducation à la citoyenneté démocratique est davantage une pratique sociale qu'un sujet d'étude théorique .L'éducation devrait doter tout citoyen de la capacité à prendre en charge sa personne et sa vie, ainsi que l'énergie et de la volonté d'être présent pour les autres car aujourd'hui la citoyenneté démocratique s'articule certes toujours en termes politiques(participation à la vie démocratique) et juridiques (à partir des droits et des responsabilités).
L'éducation doit promouvoir la démocratie, l'identité nationale et une ouverture sur le monde. Salé veut émerger dans une appropriation de soi qui sera ouverture au monde. La ville est le produit de l'histoire, elle fait aussi l'histoire, Salé a du caractère, sa sagesse est son trait constant, sa bonhomie sa seconde nature, son civisme son particularisme. Nombre de grands hommes ont fait l'histoire et la renommée du pays, ils rappèlent tous la ville. Salé raconte son histoire, qui se confond avec l'histoire générale du pays, au détour des rues, ruelles, des souks et places de la médina historique, des lieux de mémoire qui deviendraient espaces de créativité culturelle, de développement économique et touristique, et de citoyenneté démocratique, permettant le passage d'une éthique de conviction à une éthique de responsabilité.


La réappropriation de la mémoire, de l'histoire et de l'identité est une condition pour une citoyenneté active. L'histoire que nous devons écrire et transmettre aux générations futures ne doit ni faire l'objet de vénération et de coloration émotionnelle, ni céder aux sentiments impulsifs, partisans et aux excès fanatiques.
Elle doit être une histoire objective qui traduit la réalité qui seule aujourd'hui est à même de polariser et de convaincre les esprits, de les mettre sur la juste voie ; la voie de la justice sociale, de l'équité, de la compréhension et de la solidarité.
Cette démarche, en particulier lorsqu'elle est organisée dans le cadre de projets, favorise une prise de conscience de soi et de l'Autre, l'apprentissage de compétences et d'aptitudes individuelles et sociales et la mise en place de processus qui peuvent potentiellement renforcer le lien social qui doit être préserver tout en étant attentif à la cohésion sociale.
La réussite de la cohésion sociale est la condition d'un véritable dynamisme économique, tandis que la prospérité économique est en effet indissociable de la prospérité sociale.
Dans le paysage de la modernisation urbaine, c'est surtout la dégradation de l'environnement qui pose la question du devenir des villes, allant jusqu'à augurer de leur fin. Le développement urbain de la ville de Salé entre le passé et le présent, l'éclatement de la ville a démarré dès le début du siècle. La ville a grandi rapidement par ajouts successifs quelque fois planifiés mais le plus souvent de façon spontanée ou anarchique.
Salé est passé par plusieurs étapes de développement d'une ville confinée de sa médina à une ville fragmentée due à l'apparition de petites villes constituées le long des axes routiers. La médina, corps vivant, aux charmes et mystères indéfinissables, était une ville à part entière accueillante est devenue une partie d'un ensemble urbain plus étendu. Au cours de ce changement, ses fonctions se sont profondément transformées, de même que les règles qui régissent l'organisation et l'utilisation d'une ville historique. Mais ce qui changea à vrai dire, ce fut la population de la médina.
En effet, la médina devint le refuge pour une grande partie de l'émigration rurale, remplaçant les groupes sociaux aux ressources plus élevées qui abandonnèrent la ville intra-muros pour se transférer, la plupart dans la capitale Rabat .Le Slaoui s'est trouvé confronté à une urbaine éclatée, qui va développer de manière anarchique sous le double poids de démographie et de l'exode.
La nouvelle configuration urbaine, par la mise en veilleuse de la médina, le remplacement de la communauté aisée par des classes moyennes ou pauvres et la prolifération de nouveaux quartiers en difficultés, a fini par effacer la mémoire historique de la ville.
« Penser la ville » est le seul moyen de récupérer cette mémoire perdue afin de l'intégrer dans son patrimoine symbolique. Aujourd'hui plus que jamais la ville de Salé a besoin de ses fils citoyens et notamment son intelligentsia, chercheurs en sciences humaines, sociales, urbanistiques, économiques et politiques pour une réflexion de proximité sur la politique de la ville. Cependant le rôle des intellectuels est considérable dont les fruits flétrissent dans une société pour faire des citoyens des êtres responsables. L'action publique est un des fondements de la vie citoyenne, et pour être dans l'action il faut réagir et pas simplement pour avoir «bonne conscience » mais pour créer un nouveau type de société urbaine très structuré qui améliore et facilite la vie de notre société. Avec l'ère nouvelle un immense changement est en cours,qui nous contraint à renouveler nos idées et nos méthodes,un centre-ville pour tous, car ces responsabilités sont immenses : éduquer, informer, aider à donner du sens, revaloriser et surtout démocratiser la culture, l'éducation, la santé l'emploi et le logement. Pour ce faire, favoriser le débat public en organisant un forum pour ouvrir le débat sur l'avenir et le devenir de notre ville. Les citoyens veulent regarder en face les problèmes de leur société, discuter d'économie, des services publics et du développement du territoire. Ils ont également des principes qui les guident dans ce travail. Au déficit démocratique, au cynisme, aux dérives populistes, ils pensent qu'il faut répondre par plus de démocratie, plus d'inclusions et plus de participation citoyenne.
On estime que l'état de droit est un bien précieux à préserver et à enrichir et que le système des droits dans l'ensemble de ses dimensions (civile, politique, économique, sociale et culturelle) doit prévaloir sur l'intérêt privé et S.M. le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste est le seul garant de la consolidation de la démocratie, du renforcement des institutions et de la consécration de l'état de droit. Avec l'avènement d'un environnement municipal plus transparent, la ville de Salé et ses Arrondissements de proximités seront plus forte et les citoyens mieux servis. Les slaouis désirant vivre ensemble sur un territoire municipal bien administré pour le mieux être de tous les résidents est encore possible et bel et bien à notre portée, c'est une occasion pour nos autorités locales, municipales, nos politiciens de tout niveau et de tout parti de s'approprier une réforme harmonieuse, dans l'esprit des valeurs de citoyenneté démocratique,de liberté, d'égalité, de solidarité et de fraternité auxquelles, à

l'instar du peuple marocain, la société civile est fortement attachée, de même nous souhaitons agir pour que notre société et les individus qui la compose vivent mieux ensemble, c'est-à-dire envisagent la place de chacun en termes de complémentarité et non en termes de compétition.
En sorte de les amener à devenir des citoyens conscients de leurs droits, de leurs devoirs, de leurs responsabilités et de leurs potentialités, il faut s'impliquer, agir, écouter, dialoguer, et libérer les énergies pour espérer un jour remonter la pente et ce pour construire un avenir meilleur, la ville n'est pas seulement un territoire mais une société. Le droit de chacune et de chacun à participer au devenir de sa cité, donc de contribuer à l'élaboration des décisions qui s'y prennent est partie intégrante de l'exercice de la citoyenneté. Une démocratie n'est pas une création de hasard mais de volonté qu'elle est fondée sur certaines valeurs : le civisme, le respect de l'autre, l'égalité, l'équité, la compréhension et la solidarité. C'est le seul moyen de rester dans l'histoire. Notre histoire de demain doit se bâtir aujourd'hui et elle ne peut se faire qu'avec les architectes et les matériaux de construction de notre siècle. Construction d'une histoire riche en événement et d'une communauté musulmane, tolérante, démocratique, citoyenne, sociale et solidaire.
# Posté le lundi 04 juin 2007 07:00
Modifié le lundi 04 juin 2007 07:49

Le droit de Mémoire

Le droit de Mémoire
Le droit de mémoire
Par Mr Elhassouni Abdelmajid

Salé cité millénaire, aux traditions séculaires, cité des corsaires légendaires, terre du jihad maritime et du patriotisme. Salé ville lumière,chaleureuse,hospitalière,dégage une atmosphère féerique et un romantisme unique,La vie dans Salé à ses traditions,l'homme fait corps avec son environnement en une symbiose et une harmonie millénaire qui grandit et magnifie le moindre geste quotidien. Les valeurs de Salé sont le caractère historique de la ville et l'ensemble des éléments matériels et spirituels qui en exprime l'image de son authenticité. Tout est vie son charme séduit tout un chacun. C'est le coup de foudre de la cité de l'authenticité et du modernisme. L'artisanat slaoui qui plonge ses racines dans l'histoire de notre ville est une composante importante de notre culture et de notre personnalité. Nos artisans à travers les âges ont produits des ½uvres d'une beauté saisissante et d'une architecture à découvrir, que nous pouvons encore admirer dans les mosquées dans les zaouïas, dans les demeures et dans les monuments historiques que nos ancêtres nous ont léguées.

La ville de Salé dispose d'un potentiel important de biens culturels, d'une culture traditionnelle et populaire particulièrement riche.le patrimoine doit parler aux habitants et leur rappeler l'histoire de leur ville, il faut d'ailleurs que la population s'approprie ces éléments et que leur compréhension lui permette de se sentir mieux dans sa cité. S.M. le Roi Mohamed VI que Dieu le glorifie, s'intéresse particulièrement à la préservation des mécanismes qui visent à impulser la créativité et à préserver l'identité des villes historiques marocaines. Et dans ce sens la ville de Salé n'est plus l'ombre de Rabat, initié par S.M. le Roi le projet de l'aménagement de la vallée du Bouregreg constituerait une occasion exceptionnelle pour réconcilier les deux villes Rabat et Salé et tisser de nouveaux liens basés sur la complémentarité et la solidarité intercommunale. L'aménagement des deux rives de Bouregreg est un projet visionnaire qui hissera Rabat et Salé au rang des grandes métropoles de la Méditerranée. Il porte toutes les composantes d'un projet de société puisqu'il allie protection de l'environnement, valorisation du patrimoine et amélioration des conditions de vie des citoyens à travers la création d'une dynamique économique dans le site. Cependant les travaux ont commencés en 2006 et le projet « Bouregreg » est désormais une réalité.


Le savoir-faire slaoui
La médina de Salé dans laquelle ses talents de Maîtres artisans s'expriment et l'embellissent, est un vivier de métiers traditionnels, les métiers sont groupés par spécialité, ceux-ci donnent leurs noms aux quartiers : Nejjarine( quartier des menuisiers) Khérazinne( Quartier des fabricants de babouches) Haddadine( quartier des forgerons)Harrarine ( quartiers de vendeurs de soie)Attarine( vendeurs des épices). Il est difficile de réunir avec la systématisation et l'étendue nécessaires, l'ensemble des travaux en cours dans notre cité, c'est pour cela que j'ai prévu un petit chapitre générique. Les motifs arabe, berbère et andalous se trouvent sur la broderie et la poterie peinte à la main, cependant le motif slaoui reste le plus répandu.

La céramique est l'un des moyens d'expression les plus populaires et les plus diversifiés de la créativité slaouie. La forme et la couleur ont une spécificité locale, les poteries slaouis se reconnaissent à leur grande sobriété de forme et de couleur. Salé constitue un pôle intéressant ou à l'Oulja, la promiscuité des carrières d'argile a donné naissance à une activité de l'industrie potière et l'implantation d'un village artisanal.
La broderie est autre technique artisanale très répandue, les jeunes filles commencent à apprendre les travaux d'aiguille et à broder leur dote traditionnelle, à salé les femmes de tout âge passent des heures penchées au dessus d'un tissu de lin qu elles brodent de dessins délicats et exquis. On travaille toujours la somptueuse broderie "de Salé" au point de croix, serré, couvrant de très grandes surfaces. Les brodeuses exécutent au point de croix toutes sortes de nappes, napperons, services de table, oreillers, couvre-lits, draps, chemises, robes de mariées, robes de caftans.sont autant de supports pour mettre en relief la finesse de la broderie slaouie qui privilégie la monochromie ou l'harmonisation en 2 ou 3 tons, avec des motifs géométriques d'inspiration berbère, ou copiés de modèles étrangers, proches du travail traditionnel.
Beaucoup vont à l'école de couture de Salé apprendre la broderie à la machine. Le résultat est beaucoup moins raffiné, mais fait apparaître de nouveaux motifs : des bouquets, des oiseaux, des papillons. Salé est l'un des principaux centres de broderie au Maroc.
Le tapis : le tapis slaoui est animé par un savoir-faire particulier, son apprentissage demeure traditionnel. La transmission de ce savoir s'éffectue à domicile ou chez dâar L'mâalma (maison d'apprentissage). La mère ou l'mâalma (l'institutrice) initie sa fille ou les jeunes filles à la confection d'un tapis de même qu'elle lui apprend à préparer un mets. A savoir qu'il faut assimiler le savoir-faire technique et d'intérioriser la gamme des couleurs, le registre des compositions et les motifs décoratifs (signes et symboles). ... Les coopératives de Salé encouragent les jeunes filles à apprendre ces métiers pour leur permettre de gagner leur vie. Le tapis slaoui fait partie de la catégorie des tapis citadins qui se caractérisent par leur origine historique moyen-orientale (introduction au Maroc vers le 17ème siècle), par la finesse et la qualité de leur tissage et la variété des motifs et des couleurs.
Plus léger et moins épais que le tapis, le hanbel de Salé dont les motifs et les ornements rectilignes rappellent son origine berbère se distingue par sa filature perfectionnée qui alterne les bandes nouées et tissées et par ses couleurs à dominance rouge, jaune et verte.
La natterie : La natte de Salé possède un aspect particulier caractérisé par sa matière et ses décorations géométriques. Elle est faite de joncs coupés verts puis séchés. Elle peut être unie ou ornementée de motifs géométriques obtenus en entrelaçant avec le jonc naturel des tiges teintes de vert, de rouge ou de noir. Cette diversité dans les couleurs et les motifs lui procure un aspect tout proche des tapis du Moyen Atlas. Certaines, destinées aux lieux de prière, présentent des motifs d'arcatures successives et sont utilisées particulièrement pour couvrir les murs de ces lieux de recueillement.
Le plâtre : à Salé les mallems continuent le travail du plâtre décoratif, ils sont restés fidèles aux méthodes anciennes de leurs maîtres plâtriers et réalisent sur les chantiers même les compositions et l'exécution des ouvrages.
Le Zellige : constitue un somptueux élément d'ornementation qu'on retrouve dans les koubbas et les médersas et qu'on retrouve encore sur certaines édifices récents ou en guise de revêtement décoratif des mûrs et sols de certains demeures et zaouïas ,les dessins de ces mosaïques sont des motifs floraux avec un assortiment d'arabesques ornées en lisière par des calligraphies sculptées sur plâtre et reproduisant des versets du coran.Le zellige obéit aux règles traditionnelles de tous les arts islamiques dont l'exécution minutieuse nécessite une extrême précision et une grande attention. La mosaïque ou zellige qui est une des gloires de l'artisanat marocain n'a pas perdu sa vitalité ni épuisé la richesse de son répertoire depuis le 14ème siècle ou elle servit à embellir les médersas mérinides.
Le bois : le travail du bois a subi de grandes évolutions, d'une simple occupation rudimentaire, il est passé au stade de la création subissant l'influence de l'art islamique et andalou. Salé représente un important fief d'artisans en menuiserie, en marqueterie et en bois sculpté, on peut encore admirer les auvents en bois sculpté, les portes d'entrée en bois massif, les balustrades, les moucharabiehs et les plafonds etc. ..Le bois est travaillé avec beaucoup de raffinement, et de recherche d'harmonie, répondant à la pureté créative des temps passés.
La pierre : Extraite de la région de Salé à Dar El Hamra, la pierre tendre permet de réaliser des chapiteaux, des socles des colonnes, des rosaces de plafond .On retrouve sur la pierre taillée de Salé, les motifs du répertoire andalou, devenu une tradition sur la terre marocaine, comme on retrouve cette pierre dans la réalisation des portes de certaines villes marocaines et surtout Rabat, Salé et Mahdia etc..
La ferronnerie : le travail de ferronnerie a connu une grande prospérité bien que son rôle soit peu important et se limite à deux types de réalisations : les grilles de fenêtres qui sont décoratrice et surtout protectrice et les portes extérieurs plus souvent en bois et bordées de plaques de fer fixées à l'aide d'énormes clous.
La fabrication des grilles, des fenêtres répondant souvent aux anciens modèles, avec des motifs andalous, prospère toujours a Salé ou le développement de l'urbanisation et l'utilité sécurisante en augmentent la demande.
La vannerie : les ateliers slaouis de vannerie ont connu un essor important et une demande accrue de la part des visiteurs du centre. Cet intérêt grandissant pour la vannerie est motivé par l'innovation et la diversité des objets confectionnés et par la qualité du travail qui répondent à un succès d'ordre pratique quant à leur usage. L'éventail de ces ouvrages est si large qu'il peut satisfaire tous les usages et tous les goûts.
Le patrimoine culturel constitue la source même de l'identité si profondément ancrée des peuples dans leur histoire et pourrait devenir par conséquent un puissant facteur d'affirmation. Cette culture se trouve aujourd'hui fortement menacée par le phénomène de mondialisation culturelle favorisée par les progrès considérables des techniques et de l'information, ainsi que la dilapidation dramatique du patrimoine.

En ce qui concerne Salé certaines manifestations de cette culture dans les domaines du savoir-faire traditionnel et populaire ont déjà disparu ou sont en voie de disparition. C'est par la prise en conscience de ce danger que la Préfecture de Salé, le Conseil de la ville et la société civile se donne pour sauvegarder cette culture et ce en conformité avec la vision royale de l'émergence d'une pensée stratégique constructive dont le monde musulman a besoin. « L'½uvre de faire progresser le développement de la culture demeure tributaire de l'usage que l'on fait des moyens modernes d'information et de communication, que ce soit au sein du monde arabe, ou dans l'univers multiculturel dans lequel nous vivons, et ou nous sommes appelés à affirmer notre identité propre, aux plans local, régional et universel. Un esprit de tolérance et de consensus sur les principales valeurs humaines universelles, tel le respect de l'Autre en que dépositaire d'une liberté, d'une identité, d'une croyance et d'un capital civilisationnel propre, doit impérativement présider à une telle démarche. A cela s'ajoute la nécessité de respecter le niveau d'évolution historique de chaque peuple ainsi que l'approche qu'il s'est fixée.( Extrait du message de S.M. le Roi Mohamed VI que Dieu l'assiste adressé aux participations à la troisième conférence de la Fondation de la pensée arabe réunie à Marrakech) ».

Salé espère, à l'instar d'autres villes, ainsi créer les conditions nécessaires à la pérennité de cette culture et à sa promotion soutenue afin qu'elle puisse tenir le rang qui est le sien dans le patrimoine culturel de l'humanité. La conservation du patrimoine de Salé n'est pas seulement une préoccupation strictement slaoui mais avant tout devoir universel.
La sauvegarde de la ville de Salé ainsi que son patrimoine ne se limite pas uniquement à la restauration des monuments et sites vétustes mais également de sa médina avec ses traditions et ses coutumes telle la procession des cierges qui est considérée comme un patrimoine marocain universel.



Il nous appartient d'être dignes du patrimoine civilisationnel hérité de nos ancêtres, sa préservation est signe de dévouement aux aïeux et sa négligence est à leur égard un manque de respect impardonnable. La sauvegarde du patrimoine civilisationnel national constitue une responsabilité collective de toutes les forces vives de la nation. Salé se bat pour défendre son patrimoine, pour le sauvegarder et le promouvoir. Salé qui redécouvre son moussem grâce à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes veut aujourd'hui promouvoir son patrimoine, les slaouis ont pris conscience de la valeur de ce patrimoine qu'ils revendiquent comme une part intégrante de leur culture .Le moussem des cierges a une ambiance c'est d'être dans et avec la ville de Salé, cité du patrimoine et d'histoire ou il y a un potentiel de création, des racines, un vécu, une civilisation et notamment un humanisme universel. Le projet a pour but de protéger ce patrimoine et de l'intégrer au développement du pays. Et pour ce faire il est indispensable de créer des bases juridiques pour la protection du patrimoine intangible, immatériel, notre support c'est la mémoire et l'histoire. Conserver la mémoire pour sauver l'environnement naturel, culturel et social de l'homme.
De nos jours le concept du patrimoine a heureusement évolué et ne signifie plus uniquement les ½uvres louables et les vestiges du passé mais aussi leur intégration dans les fondements de la civilisation du présent qui offre une image rayonnante des peuples et des nations et augure d'un avenir prospère.
Le patrimoine spirituel est par définition un patrimoine inspiré. Il sait faire l'osmose entre le physique et l'âme, le matériel et l'immatériel. Il sait <transpirer>, redonner, transmettre, c'est une quatrième dimension en plus des trois dimensions physiques le patrimoine spirituel est accessible à tous, de manière personnelle et directe. Chacun s'y trouve, pas besoin de culture ni de connaissance préalable pour rentrer dans un rapport intime avec ce type de patrimoine.
La transmission se fait naturellement sans biais. C'est cette accessibilité universelle qui fait la particularité du patrimoine spirituel.
La sauvegarde du patrimoine culturel, immatériel est dans l'intérêt général de l'humanité, dit la convention de l'UNESCO (32ème session 2003) qui souligne le rôle inestimable de celui-ci comme facteur de rapprochement, d'échange et de compréhension entre les êtres humains.
Le patrimoine oral et immatériel, ce sont ces manifestations culturelles traditionnelles et populaires émanant d'une communauté fondées sur la tradition et qui ne sont pas transmis par l'écrit mais par la parole ou les gestes. Traditions et us, musiques, danses rituels, arts constituant des facteurs vitaux de la diversité culturelle. A savoir que les biens culturels diffèrent des autres biens car ils transmettent des idées, des symboles et des styles de vie.
Ce qui nous amènerait à refuser la banalisation de ce patrimoine en le plaçant sur le terrain des valeurs en l'inscrivant dans un cadre d'éthique et en le développant dans une véritable sollicitude institutionnelle. Il faut espérer que la période de refus de l'Autre et de destruction de son identité touche à sa fin et que le patrimoine, comme effort global de création sociale, dont les hommes sont à la fois acteurs et bénéficiaires, comme mode de ressourcement et comme levier de changement, redevienne un bien, un passage, un pont (pas de mensonges, mais de l'amour), un médiateur entre les différentes cultures. Telle est la vision de l'UNESCO, par exemple (avec sa convention du patrimoine mondial). Salé ville de patrimoine et d'histoire réédite son v½u pieux d'être inscrite au Patrimoine mondial par l'U.N.E.S.C.O.
La Préfecture de Salé regorge de potentialités et d'atouts touristiques considérables confortés par l'attrait de son patrimoine et la richesse de ses sites lui conférant ainsi une vocation touristique. Introduire la Médina de Salé sur la liste des monuments historiques appartenant au patrimoine universel de l'UNESCO, c'est une suggestion qui mérite réflexion et adhésion qui a pour objectifs :
a) de procéder à la radiographie tant architecturale que socio-économique de la trame urbaine ancienne, les renseignements ainsi réunis devant permettre de préciser les options à prendre quant aux interventions proprement dites et à l'établissement d'une planification en vue de revaloriser la médina.
b) de préserver et mettre en valeur son patrimoine civilisationnel naturel, architectural, immatériel ou artisanal.
c) développer la façade maritime de la ville.
d) de réhabiliter l'image de la ville historique et de redéfinir son rôle dans l'agglomération de Rabat Salé.
d) de conserver la spécifité et l'unité de la ville historique mais aussi d'assurer son intégration au reste de la ville afin d'éviter sa marginalisation.
e) d'adopter un programme d'interventions en mesure de redéfinir le rôle de la médina de Salé par rapport à l'évolution de la ville durant ces dernières années.
f) La création d'un fond pour la sauvegarde de la médina de salé
j) La participation et l'implication des habitants de toute la ville sont indispensables au succès de la sauvegarde. Elles doivent donc être recherchées en toutes circonstances et favorisées par la nécessaire prise de conscience de toutes les générations. Il ne faut jamais oublier que la sauvegarde des villes et quartiers historiques concerne en premier leurs habitants.
h) pour une mobilisation pour la réalisation et la réussite du projet économique et touristique du Bouregreg.
k) Il faut sensibiliser l'opinion publique à ces questions, amener les citoyens à une prise de conscience plus claire de leur responsabilité personnelle à l'égard du patrimoine reçu en héritage et renforcer la conviction des autorités régionales ou locales, des ministères intervenants d'une persévérance sans faille d'inclure les plans d'avenir les plus audacieux le respect de l'héritage du passé et la concrétisation des projets de l'avenir. Une action qui exige dynamisme, écoute et courage. Nous devons accompagner cette évolution historique en donnant à la politique royale toute sa dimension rayonnante. Rabat Salé doit être au c½ur de nos actions, pensons et agissons en citoyens responsables. Les projets de qualifications, de développement des villes bénéficient de l'attention royale, une convention a été signée par le Wali directeur des collectivités locales et le président de la commune urbaine de salé au Cabinet Royal à cet effet. Cette convention vise à développer et à restructurer le tissu urbain de la ville en lui permettant de faire face aux prochains défis à travers l'aménagement des routes de tous les quartiers, le renforcement et l'amélioration de l'éclairage public, la restructuration des espaces verts, l'amélioration du transport urbain et la création des structures socio-culturelles et sportives.
Salé attend de chacun qu'il fasse son devoir de citoyen. Salé vaut bien un détour à l'occasion de la fête du Mawlid. Salé est un superbe livre d'histoire ouvert aux visiteurs, riche en événements et difficile de résumer un passé aussi riche d'aventures que celui de la cité des corsaires. Les recoins de ses rues parlent d'eux même et c'est en vous promenant sur ses remparts ou sur sa plage que vous imaginez les dures batailles qu'a du subir les slaouis pour préserver le caractère de ce site du Bouregreg incomparable. Somme toute Salé saura vous retenir, envelopper votre âme et raviver vos émotions. Vous y découvrirez la vie traditionnelle d'une ville restée authentique, accueillante et charmeuse.

La médina est le c½ur historique de la ville de Salé qui revêt une signification particulière, elle est l'occasion d'un voyage dans le temps qu'il faut savoir découvrir : ses monuments historiques, la grande mosquée dite Al Masjid Al Aâdam situé au c½ur de la cité est le plus vaste et le plus vénérable sanctuaire de Salé, la médersa mérinide d'Aboul Hassan cette médersa édifiée par les mérinides au XIV siècle (1341) est l'une des plus remarquables du pays, représente un monument parfait dans sa conception ou le ciselage raffiné du gebs est associé à la calligraphie de versets du coran. Le patio est orné de splendides boiseries et de stucs et de zelliges, il est possible de visiter les cellules des étudiants puis grimper sur la terrasse pour admirer d'en haut la grande mosquée voisine et le panorama de la ville de Rabat.

la galerie du saint patron de la ville sidi Abdallah Benhassoun ainsi que sa zaouia lieu de recueillement et de prière avec sa spectaculaire coupole aux décorations multicolores., les Bordjs, borj doumoû ,borj rokni ( de forme circulaire servait à l'artillerie lourde, le bastion a été restauré et aménagé en 1993) et squallas, les portes majestueuses de l'arsenal construites en pierre taillée évoque par ses traits simples et harmonieux une majesté et une splendeur < la belle porte de Bâb AlMrisa (petit port), et Bâb Dar Sinâa qui étaient reliées au port par un canal situé dans la zone du quartier Mellah> Bâb Fès,Bâb Sebta, Bâb chafâa, Bâb Mâlqua ,Bab jdid étaient les points de communication entre la ville et le territoire environnant, l'école de médecine ( à l'origine c'était un ancien hôpital construit par le sultan Abou Inane vers le milieu du XIV siècle),la zaouïa Al Noussak(construite par le sultan Abou Inane vers le milieu du XIV siècle) ,les cafés traditionnels. La kissaria, les souks et villages : les ateliers de poteries, de broderies, de tapis, de céramique, de nattes, de vanneries autant de trésors du quotidien.
# Posté le lundi 04 juin 2007 07:22
Modifié le mercredi 30 janvier 2008 03:52

Le MOUSSEM DES CIERGES DE MOULAY ABDALLAH BENHASSOUN CELEBRANT LA FËTE DU MAWLID

Le MOUSSEM DES CIERGES DE MOULAY ABDALLAH BENHASSOUN CELEBRANT LA FËTE DU MAWLID
La fête du Mawlid
par Abdelmajid Elhassouni

La fête du mawlid a un caractère civilisationnel pour le monde musulman et notamment le peuple marocain, qui célèbre cette fête avec piété et recueillement. La célébration du mawlid est motivée par cette obligation d'aimer le prophète Sidna MOHAMED (S.W.A) de se rappeler de lui, de suivre son exemple, de lui obéir et d'être fiers de lui et d'appartenir à la nation musulmane. La perfection de la foi est liée à l'amour pour le prophète (S.W.A) c'est dans la même continuité de l'esprit de fête, le peuple marocain en communion avec le bien-aimé roi Sa majesté MOHAMED VI Amir Almouminine, président du comité d'Al QUODS Accharife, que Dieu le glorifie, à l'instar du monde musulman, célèbre, chaque année à la mosquée Hassan II de Casablanca avec ferveur et joie cet événement grandiose dans l'histoire de l'humanité.
Le Maroc se remémore à cette occasion les valeurs humaines et civilisationnelles qu'a véhiculées le prophète depuis plus de quatorze siècles. La célébration de la naissance du prophète représente un symbole et exprime l'amour du prophète Sidna MOHAMED (S.W.A).Ne laissons jamais s'effacer les anniversaires mémorables quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates comme on allume des cierges.
C'est dans ce contexte que les chorfa hassounyines (hassounis) organisent chaque année, depuis quatre siècles, le moussem des cierges de sidi Abdallah Benhassoun célébrant ainsi la fête du mawlid. C'est une occasion pour le musulman de se remémorer la vie du prophète sa naissance, ses miracles, sa foi, ses actes somme toute la grandeur de l'islam, à savoir que les soufis dont Benhassoun ont crée des fêtes avec des rites musulmanes, afin de détourner les musulmans de leur ancienne pratique qui est de participer aux fêtes païennes et chrétiennes, et de les amener à la tradition musulmane, pour rendre la transition douce que possible, les zaouïas en abolissent les anciennes pratiques créent à leur place des cérémonies de caractère à peu près analogue, comblant le vide spirituel dont elles étaient responsables, par la création de nouvelles fêtes qui se substituaient parfaitement à celles que les fidèles avaient perdu.
Pendant longtemps le public averti considère le moussem comme un événement sans importance, comme un fait secondaire appartenant à la petite histoire. Pourtant le moussem peut apprendre plus de choses sur une société qu'une bataille, car il est souvent une manifestation du sens sacré et toujours l'expression d'une communauté humaine.
Le moussem a une fonction unificatrice et identificatrice qui permet au groupe de parenté de se réunir et d'exalter ses valeurs.
Les rassemblements solennels ressoudent les liens entre individus et groupe et atténuent les différends. Les événements du moussem se montent aujourd'hui comme un programme de spectacle.
Le moussem est donc un acte essentiel de la vie et de l'histoire comme en témoigne le fait qu'il soit l'un des principaux instruments de dialogue avec la vie quotidienne. Le moussem n'a pas uniquement une fonction religieuse. , il remplit un rôle social et culturel fort important étant à la fois l'expression et un rempart de la société. Le moussem est une occasion idoine pour les habitants de renouer avec leur histoire, leur culture ancestrale et .leur identité, de savourer les charmes de cette procession qui fait gloire de cette région. Le pèlerinage à Salé, c'est un temps de ressourcement dans la foi, de prière personnelle et collective, de conversion et de vie fraternelle.

Le moussem des cierges est l'un des moussems les plus suivis par le peuple marocain qui est fidèle à ses traditions authentiques, qui sont toujours vivantes malgré les mutations de notre temps. A Salé par exemple la procession des cierges anime encore les rues de la cité pour le plus grand plaisir des Slaouis qui affectionnent tout particulièrement cette fête authentique, qui reflète la couleur de la vie, couleur d'un envoûtement auquel il serait folie de résister. Une fête annuelle populaire, une fête de couleurs, une fête de chants soufis et de transes, de magies musicales profondes, de ritualités révélatrice de l'âme authentique du peuple marocain.

Maroc symbole d'accueil, d'hospitalité ; légendaire pays foisonnant de trésors enchâssés derrière les remparts de ses villes et cités. Nation ou traditions séculaires et modernisme frayent en symbiose. Cette symbiose profonde entre le peuple et son souverain à travers les siècles lui ont permis de préserver sa souveraineté,son unité,son intégrité territoriale, de même sa personnalité,son authenticité et son identité.
La ville de Salé a le sens de l'événement, ses traditions, vivaces, authentiques, déploient leur allégresse et leurs couleurs.
Empreinte de foi et de ferveur, Salé, ville sainte est une cité ou le sacré se manifeste à travers le grand nombre de mosquées et de zaouïas que compte la ville. Salé est aussi le berceau de l'importance confrérie de la Chadilia qui a ses adeptes à travers tout le Royaume, c'est là en effet que se trouve le mausolée du quotb Sidi Abdallâh Benhassoun patron de la ville de Salé vénéré par les Slaouis ou se tient chaque année le moussem des cierges à l'occasion de la fête du mouloud qui attire des milliers de pèlerins et draine d'innombrables touristes nationaux et étrangers curieux du rêve au pays des corsaires légendaires. Aujourd'hui, tout le monde sait que la veille de la fête du mawlid, le 11 rabii, il est de coutume d'organiser la procession des cierges de Salé. Mais qu'en est-il de la réelle signification de ce jour ? Peu de gens s'en souvenant ou l'ayant jamais su, voici quelques explications qui vous éclaireront à ce sujet.
# Posté le mardi 05 juin 2007 10:07
Modifié le mardi 05 juin 2007 17:39

L'historique du moussem

L'historique du moussem
L'historique du Moussem
par Abdelmajid Elhassouni

La célébration de la fête du mawlid, a ses belles traditions et ses grandioses manifestations. L'origine de la fête du mawlid remonte à la dynastie Mérinide qui décréta le jour de la naissance du prophète Sidna MOHAMED (S.W.A) fête officielle mais l'éclat qu'on lui donne remonte surtout au seizième siècle au temps de la dynastie Sâadienne.
Dans les livres de l'histoire, on peut lire que le sultan Sâadien Ahmed Al Mansour Addahbi avait été, lors de son séjour en Turquie (Istanbul) qui coïncidait avec la célébration de la fête du mawlid, très impressionné par le cortège des cierges qui fût organisé en hommage à la mémoire du prophète. De retour au Maroc, le souverain convoqua des artisans émérites de Marrakech Fès et Salé, leur fit le récit du spectacle dont il avait été témoin et leur donna l'ordre d'en faire de même.
Dans son ouvrage : Rawdate Al Ass, Ahmed El Maqqarri évoque la célébration de la nativité du prophète sous le règne d'Al Mansour Assâadi, il y décrit la procession des cierges : « Immenses, elles font le tour de la ville (Marrakech) accompagnées de groupes musicaux. A l'arrivée au palais du khalife, on les fait entrer au méchouar ou elles sont placées sur des socles de cuivre, solidement bâtis, on les aperçoit alors tels des minarets élamés vers le ciel. Le septième jour du mouloud (naissance), ces cierges sont envoyés au mausolée d'Al Mahdi, son père.

Le sultan enjoignait aux artisans de confectionner ces cierges du mouloud avec soin en les agrémentant de belles couleurs. La veille du mouloud des porteurs qualifiés portent les cierges décorés du lever au coucher du soleil, suivis par les orchestres et tambours. Elles sont placées à la cour chérifienne après la prière de l'aube devant le sultan Al Mansour qui en admire les couleurs au milieu des parfums de musc et d'encens ».
Initié par le saint quotb Moulay Abdallah Benhassoun qui fût désigné par le sultan Ahmed AL Mansour pour veiller au déroulement de la procession des cierges, devenue l'apanage de sa descendance .Benhassoun qui a proposé de redynamiser la fête du Mawlid par la procession des cierges et a incité la population à s'associer à l'événement béni.
En effet, depuis l'an 990 de l'hégire, ce sont les chorfa hassounyines (hassounis) qui organisent, dans un magnifique apparat, jamais déficient le moussem des cierges, conçues et réalisée avec des couleurs éclatantes de lumières par des artisans artistes à la main fine et précise,la beauté et l'originalité des formes et des couleurs est exemplaire de la possibilité d'offrir aux gens d'autres codes visuels que ceux auxquels ils sont massivement et uniformément soumis. C'est ainsi que s'instaure, au Maroc, plus exactement sur la rive droite du Bouregreg le prestigieux et pittoresque moussem des cierges de sidi Abdallah Benhassoun.
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# Posté le mardi 05 juin 2007 10:26
Modifié le mardi 05 juin 2007 17:26